Outliers, tome 1

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Tout commence par un texto :  »Wylie, stp, j’ai besoin de ton aide. »
Cassie a disparu et ses SMS laissent craindre le pire à son amie… Qu’est-elle partie faire dans les denses forêts du Maine ? A-t-elle été kidnappée ? Est-elle en danger de mort ?
Aidée de Jasper, le petit ami de Cassie, Wylie surmonte son agoraphobie pour se lancer à sa recherche. Mais son mauvais pressentiment ne faiblit pas, loin de là : et si de bien plus noirs secrets se cachaient derrière la disparition de Cassie ? Des secrets à même de bouleverser l’équilibre du monde ?

Je ne m’attendais décidément pas à une telle lecture quand je l’ai acheté !

On est d’abord happé par notre personnage principale, Wylie, qui fait de l’anxiété. Dès le départ, j’ai eu un grand intérêt à découvrir la vie à travers ses yeux. J’ai aimé voir à quel point tout la faisait stresser, et à quel point c’était difficile à vivre, même à lire. Ça m’a donné une meilleure idée de ce que vivent les gens qui font de l’anxiété au quotidien.

Mais ce que j’ai préféré de l’histoire reste à venir. L’action est juste FOLLE ! je n’y croyais pas. J’ai été sous le choc du début à la fin. Chaque page était une nouvelle intrigue, un nouveau dénouement. Je suis devenu parano, je soupçonnais tout le monde de mentir, même Wylie, et j’ai fini par me rendre compte que c’était précisément le but de l’auteur.

Ne passez pas à côté de ce livre merveilleusement bien ficelé !

 

 

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Les quatre gars, Claire Renaud

Ça s’appelle la routine. Pour certains, c’est ce qui tue tout. Pour d’autres, c’est ce qui fait qu’ils sont toujours debout.

La famille Dégâts est uniquement composée d’hommes. Il y a le grand-père, très doux, aimant, qui parle au fantôme de sa femme. Il y a le père, bourru, accro du travail et qui met une ambiance désagréable sur la maison. Il y a Yves, le grand frère, qui est accro à la muscu et à la drague. Puis il y a notre protagoniste, Louis, neuf ans.

Louis nous raconte l’histoire de sa famille. L’histoire du silence dans la maison, des chicanes incessantes, de la difficulté de vivre sans femme. Mais aussi, il nous parle de ses aventures cocasses avec ses deux meilleurs amis, puis des plans qu’il met en place avec son grand-père dans le but que son père tombe amoureux.

J’ai été très touchée par cette histoire familiale. J’ai aimé découvrir l’ambiance dans la famille dégâts, où la communication manque cruellement. De plus, de lire tout cela depuis le point de vue d’un petit garçon m’a vraiment plu, car c’était encore plus honnête.

En résumé, ce fut une lecture très agréable, fluide, émouvante et comique par moments !

Le gouffre

Je dois commencer par dire que la présentation de ce livre est très réussie. Les illustrations sont magnifiques et attirent notre attention dès le début. Il en est de même pour la bande-sonore, pour la liste de personnages dans l’ordre de leur apparition, etc. Tout ça m’a beaucoup plu.
L’histoire en temps que tel était également intéressante. J’aime être embarqué dans des aventures magiques, dans des univers originaux, un peu tirés par les cheveux mais qui nous font rêver et nous ramènent en enfance. Ce roman n’y a pas manqué. J’ai aimé le personnage de Willy-Saïd, un adolescent de dix-huit ans passionné de spéléologie. Il n’a jamais vraiment connu son grand-père, Jean des Loups, qui est un auteur à succès. Au décès de celui-ci, Saïd entreprend de se rendre chez lui, pour oui, mettre en vente la maison de son grand-père, mais aussi pour en apprendre un peu plus sur la vie qu’il a mené. Plus il progresse dans ce village étrange des Alpes, plus il fait des rencontres mystérieuses et apprend des choses stupéfiantes sur les habitants. Il n’est pas au bout de ses surprises…

Au début, j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de longueurs, et ça m’a un peu nui dans ma lecture. Je trouvais qu’on tournait trop autour de détails insignifiants, et qu’il était un peu long avant qu’on comprenne ce qui se tramait dans le village.

Dans l’ensemble, une fois les longueurs passées, j’ai trouvé l’histoire très prenante. J’avais envie d’en lire plus et de résoudre tous ces mystères. J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de Saïd, de Marguerite et de tous les autres !

Les collisions, Sarbacane

Habituellement quand je termine un livre, j’écris ma critique aussitôt pour ne pas oublier les émotions procurées par la fin. Mais là, j’ai dû attendre quelques heures, le temps que la poussière retombe et que j’accepte la fin, les retournements, la douleur que l’auteure m’a infligée dans les dernières pages. Le temps que je me calme un peu.
Alors pour ceux qui ne connaissent pas ce livre, c’est l’histoire de Gabriel et de Laeticia, deux adolescents un peu détruits par la vie. Lui est riche, brumeux et arrogant ; elle est pauvre, fière, sauvage. Ils sont amis depuis toujours, ils ont connus le meilleur et le pire de l’autre et ils sont les architectes de leur propre destruction. Ils ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. Ils entrent en terminale en littérature et ils s’ennuient, donc ils mettent au point un plan machiavélique pour reproduire l’histoire Les Liaisons Dangereuses, où ils manipulent et font souffrir plusieurs de leurs camarades. Bien sûr, les choses tombent bientôt hors de leur contrôle.
Voici le mot qui décrit le mieux leur histoire : intensité. Gabriel et Laeticia sont intenses, leur histoire est intense, leur façon de pensée l’est tout autant et la fin de ce roman vibre d’intensité.
Ce n’est pas un roman d’amour. Il n’y a pas de bonheur, de joie. Il y a de l’autodestruction, de la noirceur, de la honte. Nos protagonistes ne sont pas heureux et ne comptent pas l’être un jour. Ils nous font ressentir tant d’émotions ! on se sent choqués, bouleversés.
Ce livre a été un énorme coup de cœur et je l’ai pris comme une gifle. Je me suis très vite prise d’affection pour Gabriel, pour Laeticia, et pour tous les autres personnages secondaires qui ont rendus cette histoire si magique. C’est une lecture qui heurte, typique de Sarbacane, comme je m’en rends compte désormais. Je suis parfaitement honnête en disant que c’est l’une des plus belles choses que j’ai jamais lues. La fin, quoi qu’affreuse, est tout-à-fait logique et c’est probablement la meilleure alternative possible pour nos personnages.

Laeticia était la plus belle catastrophe naturelle au monde.

Tant que dure ta colère

Je n’ai qu’un mot pour décrire ce livre : wow! Ça fait longtemps que je n’ai pas lu de polar qui m’ait autant bousculée. Dès la première ligne, on est happé par l’histoire, et les actions se succèdent jusqu’à une fin époustouflante !🙂 L’auteur a monté un décor très vraisemblable, très bien détaillé et qui fait de plus en plus de sens au fil de notre lecture. L’intrigue est bien montée de façon à nous maintenir en haleine jusqu’à la fin. Vous savez à quel point j’ai du mal avec les livres policiers, et pourtant celui-ci, je l’ai lu d’une traite! Je l’ai dévoré; il était simple à lire, à comprendre, et c’était écrit avec brio.

Le seul point négatif irait pour les personnages. J’ai trouvé que certains d’entre eux (Rebecka principalement) n’avaient pas été suffisamment approfondis. Malgré cela, Tant que dure ta colère a été une agréable surprise, et je vous le recommande chaudement!😉

Spring girls

SPRING GIRLS

Comme l’a mentionné Anna Todd dans des interviews, ce livre est très différent de ce qu’elle a écrit auparavant. Personnellement, j’ai préféré ce roman à la saga After, par exemple, parce que l’histoire était plus vraie, plus touchante, plus drôle, et surtout, elle ne tournait pas seulement autour de l’amour. Dans Spring girls, on parle, oui, des relations sentimentales, mais de biens d’autres éléments aussi qui font la vie.

On raconte l’histoire des filles Spring, qui vivent sur la base militaire de Fort Cyprus. Meg, l’aînée, qui a réussi à fuir une réputation horrible dans son ancien lycée, où des photos compromettantes d’elle circulaient parmi les élèves. Meg est très attachante au-delà de son coeur de pierre et de sa petite attitude à la Brooke Davis 😼 (ok j’arrête les références)

Il y a aussi Jo, dix-sept ans, qui adore écrire. Elle est superbe, elle est à un moment de sa vie où elle découvre qui elle est. Elle est révoltée, elle se bats pour faire valoir son opinion, et elle m’a beaucoup fait rire.

Ensuite, il y a Beth, celle un peu plus discrète en apparence et pourtant avec un esprit aussi agité que les autres. Puis Amy, la plus jeune qui suit les traces de ses soeurs et essaie d’attirer un peu d’attention au sein de cette grande famille 👩‍👧‍👧

C’est un roman doux, qui nous mets des étincelles dans les yeux en découvrant cette famille si unie. Les petites chicanes quotidiennes, les mélodrames, tout ça m’a fait regretter de ne pas avoir grandis dans une bande de filles. 🤔

Au-delà de la famille, il y a bien sûr l’amour, qui est décrit avec beaucoup de richesse. Je considère que c’est nouveau pour l’auteure, Anna Todd : pour une fois, son roman ne va pas dans le cliché insupportable. Au contraire, nous sommes dans la vraie vie, avec des gens ordinaires. Les romances sont agréables et nous donnent le goût d’en lire plus. Nous voulons savoir pour qui le coeur de Meg s’ouvrera, et si Jo acceptera ses sentiments pour Laurie. 🌹

Donc pour finir, je vous recommande très fortement ce livre, qui est différent du recueil habituel de cette auteure mais qui saura plaire à un public plus large.

Danser, encore 

| danser, encore |
📖 Je n’ai qu’un mot pour décrire ce livre : vie. C’est l’histoire de ce qui fait une vie : l’amitié, l’amour, la loyauté, les doutes, les questions, puis finalement, la mort. Un de nos personnages principaux, Marco, doit faire le deuil d’une personne qui lui était importante.
On suit les étapes de son deuil, du début à la fin, et les répercussions que ses réactions ont sur ses proches. On le voit peu à peu sombrer dans la noirceur, s’éloigner de ses amis, couper les ponts avec sa famille, tout ça parce que d’une certaine façon, il se sent coupable d’être encore en vie alors que partout sur terre, des gens meurent à chaque seconde. 
Ce n’est pourtant pas une histoire aussi sombre et pénible qu’elle n’y paraît. Oui on aborde le thème de la mort, ce qui est quand même lourd en général, mais c’est approché avec des thèmes plus doux. Tout est écrit avec légèreté, de façon à nous faire sourire malgré tout.
☕️ Et pour revenir sur la quatrième de couverture :  » Que reste-t-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard? Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer. « 

Blanche-Neige

L.P Sicard nous livre une histoire sombre, terrifiante, où nos émotions sont mises à dure épreuve. On suit Émilie, qui est internée dans un hôpital psychiatrique. Dès les premières pages, nous somma confrontés à la noirceur de cet univers. On se sent happé par toutes les émotions de notre protagoniste. Il y a très peu de dialogues, donc une bonne majorité du roman est axée sur les pensées d’Émilie, sur le développement de ses émotions. Elle est au comble du désespoir, dans un puits de doutes. J’ai rarement connu de personnages dont les émotions étaient si puissantes, si difficiles à lire. Le lecteur se sent pris au piège. 

Ce qui m’a le plus manqué, c’est évidemment les émotions ressenties à travers ma lecture, mais je reste touchée, et sous le choc, par l’action. L’intrigue mise en place au début nous garde en haleine jusqu’à la toute fin. 
Les actions sont superbement écrites, de façon à nous mettre en position de panique et d’effroi pour Émilie. On se retrouve immergé dans l’enfer qu’est son quotidien, et c’est magnifique, étrange, glaçant de vérité. On devient, comme elle, incapable de dissocier le vrai du faux.

Et la fin, wow! On va de surprise en surprise, la fin est inattendue. Toutes les hypothèses que j’avais envisagé se sont avérées être bien loin de la réalité. 

Pour finir, j’ai été troublée par l’histoire, par la protagoniste, et par les émotions véhiculées. 

L’affaire Mélodie Cormier

ÉDITION : City

Enfin, un roman dont l’intrigue se tient dans mon petit coin de pays! 😸 2015, Trois-Rivières (Québec), une petite fille du nom de Mélodie Cormier disparait sans laisser de trace. Il y a quelques ressemblances un peu vagues avec l’affaire Provencher, qui même après toutes ces années, reste aussi mystérieuse et touchante pour nous tous, mais dans l’ensemble, c’est très différent.

De façon générale, le polar est le type littéraire que j’aime le moins. J’ai souvent de la difficulté à entrer dans les histoires, à me démêler parmi les personnages souvent nombreux et à suivre le fil de l’enquête. Et pourtant, j’ai lu ce roman d’une traite, sans le moindre problème! Tout est clair, écrit pour garder l’attention du lecteur tout au long du livre. C’est passionnant, choquant, un petit bijou qui devient de plus en plus agréable au fil des pages 🌹

Il m’a néanmoins fallu quelques pages pour vraiment entrer dans l’histoire, mais une fois fait, j’étais complètement subjuguée. Je voulais résoudre le mystère Mélodie, puis identifier l’auteur des lettres reçues par Marco ; tant d’intrigues qui réclamaient une fin solide, que je crois, l’auteur a bien su nous livrer. 

En résumé, « L’affaire Mélodie Cormier » n’est pas un coup de coeur car il manquait une petite étincelle, un petit quelque chose, mais je l’ai beaucoup aimé et je vous le suggère 💕

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